Le don d'organes
Une équipe de coordination accompagne les familles et organise le parcours du don, avec respect et disponibilité.
La coordination hospitalière
Une équipe de coordination hospitalière dédiée est chargée du don d’organes et de tissus. Composée d’infirmières coordinatrices et d’un médecin référent, elle travaille avec les équipes de réanimation et intervient à toute heure, dès qu’une situation de don est possible.
Ses membres connaissent la réanimation de l’intérieur : ce sont des soignants du service, formés à cet accompagnement particulier.
Pourquoi le don compte
La greffe est, pour un grand nombre de malades, le traitement de la dernière chance. Elle n’est possible que grâce au don d’organes et de tissus. Chaque année en France, des milliers de personnes attendent une greffe, et le nombre de greffons disponibles reste inférieur aux besoins.
Un donneur peut permettre à plusieurs personnes de vivre, ou de retrouver une vie autonome — un rein évite la dialyse, une cornée rend la vue.
Ce que dit la loi
En France, la loi repose sur le principe du consentement présumé : toute personne est considérée comme donneuse d’organes et de tissus après sa mort, sauf si elle a exprimé son refus de son vivant.
Le refus peut s’exprimer de trois manières : par inscription au registre national des refus, par un écrit confié à un proche, ou oralement auprès des proches — qui en témoignent alors auprès de l’équipe de coordination, et dont le témoignage est consigné.
Le refus peut porter sur la totalité des organes et tissus, ou sur certains d’entre eux seulement. Il peut être modifié ou annulé à tout moment.
Deux principes complètent ce cadre : le don est gratuit — aucune rémunération n’est possible — et anonyme : la famille du donneur n’est pas informée de l’identité des receveurs, et inversement. Le corps du défunt est restauré et rendu à la famille, qui organise les obsèques comme elle l’entend.
Ces règles ne dispensent de rien d’essentiel : faire connaître sa position à ses proches reste le meilleur moyen de leur épargner d’avoir à la deviner dans un moment de douleur.
L’accompagnement des proches
Lorsqu’un don devient possible, la coordination rencontre la famille. Ce temps n’est pas une demande d’autorisation : la loi confie aux proches le rôle de témoigner de ce que le défunt souhaitait, non de décider à sa place.
L’entretien se déroule dans un lieu calme, sans limite de durée, aussi souvent que nécessaire. L’équipe explique la situation, répond aux questions, laisse le temps de la réflexion. Elle informe de ce qui va se passer, des délais, de la restitution du corps et du déroulement des obsèques.
L’accompagnement ne s’arrête pas au moment du prélèvement : la coordination reste joignable après, et peut être recontactée à distance, pour reprendre ce qui n’a pas pu être dit ou compris sur le moment.
S’informer
L’Agence de la biomédecine est l’établissement public chargé du don et de la greffe. Elle met à disposition une information de référence, et le registre national des refus permet d’inscrire son refus en ligne.
Une question sur le don d'organes ?
La coordination hospitalière travaille avec les équipes de réanimation. Que vous soyez proche d'un patient ou simplement en réflexion, vous pouvez appeler le service.